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Produire un événement à l'étranger sans structure locale

Par Ludmila Cott · Cofondatrice et Productrice

Votre client veut un lancement à Madrid, un roadshow qui passe par Lisbonne et Milan, une convention à Montréal ou à Buenos Aires. La date est posée, le budget existe, et vous n’avez sur place ni équipe, ni prestataires, ni personne qui sache à quelle administration on demande quoi. Produire un événement à l’étranger se joue alors sur une seule décision, prise très tôt : avec qui vous l’exécutez.

Il existe quatre montages. Ils ne coûtent pas la même chose et ne protègent pas des mêmes risques.

Les quatre options, et ce que chacune vous achète

Exporter votre équipe. Vous emmenez vos gens, votre méthode et parfois votre matériel. Vous achetez du confort et vous payez trois fois : les vols, l’hébergement et les per diem ; les journées de déplacement, facturées comme les autres ; et une équipe qui maîtrise vos procédures mais ignore le marché. Elle ne sait pas quel prestataire a du stock cette semaine-là, ni combien de temps prend réellement un déchargement dans ce lieu.

Sous-traiter à une agence locale. Vous achetez un carnet d’adresses, des prix de marché et l’habitude des autorisations. Vous payez en contrôle : vous devenez le client d’une maison qui a ses propres priorités cette semaine-là. Pour un événement isolé, c’est souvent le bon choix. Pour une série qui doit sortir identique dans quatre villes, chaque place vous rendra une version différente du même événement.

Recruter des freelances. C’est l’option la moins chère sur le tableur et la plus risquée dans les faits : vous achetez des personnes, pas une exploitation. Personne ne répond de l’ensemble, personne ne garantit un remplaçant la veille, et la coordination retombe sur vous, depuis un autre pays et un autre fuseau. Défendable si l’événement est petit, si vous connaissez déjà ces gens, et si quelqu’un de chez vous dirige sur place.

Un partenaire opérationnel qui recrute l’équipe locale. La direction voyage, l’équipe est du cru : elle est recrutée, formée et dirigée selon un protocole écrit. Vous payez une direction, pas une délégation, et les prestataires sont chiffrés aux prix du marché local au lieu d’être refacturés depuis l’Europe.

Les postes de coût qui n’apparaissent jamais dans le premier devis

Pour construire le chiffre poste par poste, voyez comment bâtir un budget réaliste.

Laquelle choisir, en trois questions

  1. Cet événement se rejoue-t-il ailleurs ? Si oui, l’agence locale ponctuelle vous coûtera cher en écarts. Il vous faut un protocole unique et des équipes locales formées dessus.
  2. Qui décide sur place, et que peut-il trancher seul ? Si la réponse est « on attend le siège », vous n’avez pas un partenaire, vous avez un intermédiaire.
  3. Le devis est-il chiffré avec des prestataires locaux ou refacturé depuis chez vous ? Un devis local se négocie ; une structure importée, non. C’est aussi ce qui permet d’auditer sérieusement un prestataire.

Diriger à distance, ce n’est pas une théorie

Nous avons géré le contrôle d’accès de la foire internationale du livre du Guatemala : plus de 90 000 accréditations en 13 jours, système configuré depuis Buenos Aires, équipe locale recrutée et formée par nous. Le dossier complet est ici. Le protocole de sécurité de la tournée des trophées de Manchester City, lui, était défini par le siège de Manchester : nous l’avons exécuté à la lettre.

Ce qui rend cela possible n’est pas la technologie, c’est la méthode : une équipe locale formée sur vos procédures, un système qui continue de valider quand le réseau tombe, et quelqu’un qui regarde les chiffres en direct. Nous détaillons ce fonctionnement dans contrôle d’accès à distance.

Ce que nous faisons

Nous sommes une société de production argentine. Nous n’avons pas de bureau à Paris, et c’est justement ce qui rend l’offre honnête : nous montons l’équipe sur la place où l’événement a lieu, nous la recrutons, nous la formons et nous la dirigeons, comme au Guatemala et en Espagne. Plus de 150 000 personnes accueillies sur nos productions, pour des clients comme Amazon, AWS ou DiDi.

Voyez comment fonctionnent nos partenariats stratégiques, ce qu’il faut exiger d’un partenaire opérationnel, puis parlons de votre projet.

Questions fréquentes

Des questions ? Nous avons les réponses.

Comment produire un événement à l'étranger sans bureau sur place ?

Quatre montages existent : exporter votre équipe, sous-traiter à une agence locale, recruter des freelances, ou passer par un partenaire opérationnel qui recrute et dirige l'équipe locale selon votre protocole. Le point commun des projets qui se passent bien : quelqu'un sur le terrain a le mandat de décider seul le jour J.

Combien coûte en plus un événement produit hors de vos frontières ?

Il n'existe pas de pourcentage type, mais le surcoût vient toujours des mêmes postes : billets d'avion, hébergement, per diem, journées de déplacement facturées et matériel transporté au lieu d'être loué sur place. Plus vous exportez de personnes, plus vous payez cher des tâches qui se règlent localement.

Faut-il envoyer son équipe ou recruter sur place ?

La règle utile : n'exportez que les postes où votre méthode est irremplaçable (direction de production, référent technique, responsable du compte client) et recrutez tout le reste sur place. Une délégation complète paie des vols pour des fonctions qu'un professionnel local exécute mieux, plus vite et moins cher.

Comment garder le même niveau avec une équipe qui n'est pas la vôtre ?

Protocole écrit, formation avant l'événement et un seul responsable d'exploitation. L'équipe change d'un pays à l'autre, la procédure et les indicateurs ne changent pas. C'est ce qui permet de rejouer le même événement à l'identique dans plusieurs villes.

Vous avez un événement ? Parlons-en.

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